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Plastic Boy

Photo de profil de l'artiste Plastic Boy

Artiste résident

Plasticboy est né en 1968 et vit à Paris. Issu du milieu de la finance, il est en matière d'art ce que l'on appelle un autodidacte. Au départ musicien compositeur, il participe à plusieurs formations en tant que batteur et arrangeur.

Il découvre l’art contemporain au contact de nombreux artistes dont il collectionne les créations, et c'est au retour d'un premier voyage à New-York en 2008 qu'il s'initie à la peinture, dans des couleurs chaudes et irréelles pour des immeubles pa...



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Plasticboy est né en 1968 et vit à Paris. Issu du milieu de la finance, il est en matière d'art ce que l'on appelle un autodidacte. Au départ musicien compositeur, il participe à plusieurs formations en tant que batteur et arrangeur.

Il découvre l’art contemporain au contact de nombreux artistes dont il collectionne les créations, et c'est au retour d'un premier voyage à New-York en 2008 qu'il s'initie à la peinture, dans des couleurs chaudes et irréelles pour des immeubles paradoxalement froids et déshumanisés. Il s'intéresse ensuite à la 'vie' de cette ville et commence à photographier des scènes d'intérieur peuplées de figurines, les imaginant dans les habitations peintes précédemment.

Poussé par une créativité grandissante à l’issue de ses voyages, il délaisse totalement la peinture pour la photo. C'est lors d'une seconde visite aux Etats-Unis en 2010 que Fabrice tente de donner vie à sa nouvelle égérie en l'installant dans les rues de la Grosse Pomme.

Les lieux représentés rappellent l'univers caractéristique de New-York, et cela même si les décors ne sont pas nécessairement mythiques. D'autres lieux feront au contraire appel à une certaine mémoire collective, telle la Côte d'Azur, la Corse ou Santorin. Son travail s'effectue sur un jeu de perspectives et d'attitudes, excluant toute retouche ou montage. C'est là tout l'enjeu de son travail : nous restituer à travers ses installations sa vision de la plus emblématique des poupées, sans autre intermédiaire que son appareil photo.


CONCEPT

L'une des tâches les plus importantes et difficiles d'un artiste est de révéler quelque chose que nous pensons tous que nous savons ou connaissons déjà. Dans ces mises en situation, les mannequins de Fabrice nous font redécouvrir la ville au détour d’une rue ou d’une station de métro, tantôt pin-up aguichante, tantôt working girl froide et imposante.

L'icône, confrontée à la mémoire collective de la ville, évolue dans un milieu qui semble alors avoir été conçue pour elle : l'inanimé se trouve ici incarné.

En apparence légers, ces clichés explorent la vision d'une cité dure et déshumanisée, que nous assènent habituellement les innombrables représentations de New York.

L'activité effrénée, la ville fourmillante d'âmes semblent avoir oublié l'humain, l'individu qui l'habite pourtant par millions. Le paradoxe réside alors dans le fait de l'humaniser grâce à une poupée - mais pas n'importe quelle poupée.

La composition générale des clichés, entre humanité et urbanisme, contribue à nourrir cette ambigüité et cesse par là-même de renvoyer l'image cristallisée du jouet de notre enfance.

L'œuvre évolue vers une mise en scène de nos premiers fantasmes, intimes et universels, autrefois nourris par l'image de la poupée. Le mannequin devenu vivant car projeté dans le réel sert alors de catalyseur à nos réminiscences infantiles, dites ou interdites.